Je suis allée passer quelques jours en juillet 2007 avec quatre de mes petites filles.
Je crois en avoir déjà parlé!
Mais au-delà du plaisir immense que nous avons ressenti et des souvenirs que nous n'oublierons pas, parler de Venise est une autre réflexion!
Venise est une destination
époustouflante.
Nous avons tous vu au travers de reportages des villages lacustres.
Mais ces villages sont restés des villages. Venise elle est devenue
l’une des plus belles villes du monde. Ca vous questionne
?
Les premiers vénitiens se sont installés sur l’eau pour fuir
l’hostilité ambiante de la terre ferme. Devenus prospères,
pour des raisons qui me sont inconnues mais certainement très
pragmatiques, ils ont préféré consolider sur place malgré les
nombreux obstacles techniques. Et ces hommes ont bâti une cité
sérénissime !
En 1000 ans et malgré l’absence de fortifications militaires,
la cité n’a pas été envahie.
Telle que je l’imagine... ... les vénitiens étaient une
population très riche, immensément riche, riche comme jamais ne
l’a été avant et depuis un groupe d’hommes. Ils se sont
appuyés sur cette richesse pour bâtir la ville que nous
connaissons. Quand à partir du 16ème siècle, le déclin
s’amorce au profit de nouvelles routes commerciales telles
que l’Amérique, la ville a vécu quelques temps sur ses
acquis. Mais le regain de splendeur n’est pas venu, et parce
que le changement à Venise coûte extraordinairement cher, la ville
s’est figée et conserve certainement le mieux les caractères
qu’ont pu avoir dans les siècles passés les villes du
continent.
Tout mon plaisir à Venise tient dans ces quelques considérations.
Tout ce que l’on contemple à Venise est l’expression
d’une aventure humaine audacieuse et extra-ordinaire et en
porte visiblement les traits. Se promener à Venise, c’est
aussi imaginer ce qu’ont pu être nos villes cinq siècles
auparavant, des petites ruelles qui débouchent sur des places
inimaginables quelques mètres plus tôt ou au contraire des ruelles
qui se serrent contre des églises monumentales.
Mais comme souvent, Michel Tournier en apporte la clef : "Point
n’est besoin d’être allé à Venise pour connaître cette
ville, tant elle fait partie du paysage imaginaire de chaque
Européen. Tout au plus y va-t-on pour la reconnaître."
Enfin, de quoi emporter votre imagination :
"Les gondoles amarrées, ces chevaux incertains."
"A Venise, les maisons n’ont pour fondation que leur propre
reflet." Michel Tournier